Elise Arnheim, A propos d’Erik Koch, translated from french by Laurel Avery, 2014

"His engagement in p-p-p: pure plastic poetry, in his own words, inevitably makes him a neo-constructivist philosopher painter who dedicates his work to the love of being and the love of other beings; a daily antidote to the "madness" of the world. Each parcel of his joining gardens remains concentrated in the totality as a grain of sand on the beach — an insignificant but necessary part of the whole, and an inseparable link in our human history."

Extrait d'un article de René Pons, écrivain, à propos de l'objet trouvé, objet détourné chez Erik Koch 

"...Pour un observateur superficiel les tableaux seraient le lieu le plus tendu de l'abstraction, une sorte de concentré de pensée où le corps – la matière – se plieraient complètement à des lois intellectuelles ; et les objets seraient, à l'inverse, une manière de soupape de sécurité, la part accordée à l'instinct, au plaisir sensuel du toucher, du matériologique, de la forme infiniment variée etcIl se peut qu'au premier regard une telle pensée vienne à l'esprit. La logique occidentale nous a sans cesse appris à classer, à diviser, à opposer, et si, bien souvent, cette méthode est excellente, elle s'avère, en l'occurrence, désastreuse, automatique, superficielle.

En réalité les tableaux et les objets d'erik koch participent de la même démarche. Qui regardera de près les tableaux, s'apercevra qu'ils ne sont pas seulement des constructions rigoureusement abstraites, mais aussi les lieux d'émergence d'un plaisir physique. Le frémissement de la touche, conservé à la surface de certains carrés, est le gage de cette jouissance « salivaire »que le peintre éprouve à poser la couleur entre les rigoureuses frontières que sa pensée lui a fixées. Il n'est pas besoin, pour qu'Eros soit présent dans la peinture, que cet Eros soit désigné par telle ou telle forme rattachée à la tradition de la représentation érotique, il suffit qu'il existe, dans la toile, telle couleur ou tel rapport de couleur, telle émergence discrète de la touche, pour que au cœur même d'une construction superficiellement jugée de pure intellectualité, le corps et ses pulsions émergent."

Extrait d'un article d'Alain Bouilletà propos de l'exposition between a and b, 1989

"Etonnement car la multiplicité des dimensions (de plus d'un mètre à moins de dix centimètres carrés) l'hétérogénéité des techniques (huile sur toile, pastel, aquarelle, encre ou crayon sur papier, collages) et des genres picturaux convoqués : d'un travail que l'on qualifierait de peinture « non-objective » à la sensualité « figurative », non-équivoque, -mais néanmoins ambigüe-, des « danseuses », en transitant par le symbolisme lyrique des « fleurs ésotériques », affolent les repères catégoriels que tente d'installer le visiteur de passage. La raison, -même en art-, se reconnaît dans la constance, l'unité, la manière ; elle valorise la cohérence et stigmatise la dispersion. La diversité des genres et des formes la désoriente et l'irrite. C'est alors que se trouve interrogée l'unicité même de l'artiste : force est de reconnaître qu'il est pluriel.
Et cette pluralité, dont il tente d'assumer l'expression différentielle, inquiète, tant par sa sérénité affirmée que par les interrogations qu'elle ne peut manquer de susciter chez tout spectateur."

Extract from Bernd Bergen, writer, about the colourpoems, 1972

"One must close one's eyes in order to see truly. When things are no longer materially present their pulsation awaken: what has been seen re-presents itself in one's mind, its movements come forth distinctly. The energy of things finds its essential relationships.

Non-objective painting works out a similar process. I renouncing the concrete it releases what, in the direct presentation of things, is imprisoned: energy, spiritual movements, and the interplay of forces amongst themselves.

The non-objective painter attaches no value to material structures. His interest is the object begins at the point at which it ceases to be uniquely itself. It is as if to be able to see better, he closes his eyes. What is made accessible to him are the relationship of energies,the proportion obtaining between opposing forces, and universal structure. 

Erik's work consist in the discovery and building of this structure in colour and form. Ultimately the beauty of his work lies in a purified tension - the tensions of real forces…"

"Pour voir vraiment, il faut fermer les yeux. En l'absence du concret, les pulsations des objets se réveillent ; ce qui a été vu se re-présente. L'énergie des choses trouve ses relations pures. Le peintre non-objectif n'attache aucune valeur aux structures matérielles. Il s'intéresse à l'objet dès que celui-ci cesse d'être uniquement lui-même. En quelque sorte pour voir mieux il ferme les yeux. Se révèlent à lui : relations d'énergie, proportion de forces opposantes, structure universelle. Son travail est de découvrir, de construire cette structure en couleur et en forme. La beauté de son œuvre résulte de la tension purifiée des forces réelles. La peinture d'erik koch se développe dans ce contexte. Sa pensée fondamentale est de mettre en opposition à la matérialité myope de la vie, à l'antagonisme muet des forces, la vision complète d'un jeu d'énergie. Le « colourpoem » aboutissement de son travail, est la traduction de la force directe en énergie visuelle, la transposition en son rapport propre, en son image totale, de ce qui ne se réfère qu'à soi. Chaque « colourpoem » est une explication intérieure de lui- même, une représentation de tensions affectives."

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